This page has no English version yet: the content below is shown in French.
HARRY VAN THIEL (1911-1989): BIO-BIBLIOGRAPHY / By Honoré Vinck [in French only]
From: Annales Aequatoria 14 (1993) 559-564
Abstract [in English]
By Honoré Vinck, from: Biographie Belge d'Outre-Mer, ARSOM, Bruxelles 1998, VIII, 411-413
As a priest of the Missionary Society of St. Joseph (Mill Hill) he left for the Belgian Congo
towards the end of 1937. He stayed nine years with the Ngombe people in the region of Basankusu,
first in Mampoko and later in Djombo. He returned to the Netherlands towards the end of 1946 for
reasons of bad health.
In this short period he acquired a good knowledge of the language and the customs of the Ngombe
people and he made various contributions of scientific and literary value. In 1947 a study of the
system of tonality of Lingombe was published in Aequatoria (Coquilhatville). Shortly after, he
published a series of Lingombe narrations with a Dutch translation in Kongo-Overzee (1950). For a
local newspaper, Le Coq Chante (Coquilhatville), he wrote a long series of religious and traditional
texts in Lingombe (1946-1947). Moreover Father van Thiel devoted himself especially to the
composition of some twenty schoolbooks and the elaboration of a proper educational terminology in
Lingombe. To this day his Mbitagwambibuki ("I do not die alone") has been in demand (reprint in 1990
and soon in French translation in Annales Æquatoria). This is the story of a little dog at the
mission station whose mother explains to him everything he sees happening around him. It is a clever
mix of traditional narration and new morality. The problem of the encounter of the traditional
ancestral culture with the new civilisation is presented in an original fashion. The same theme runs
through his two novels: "Het offer van Itota" (in Kongo-Overzee, 1951 and De Sikkel, 1952) and Wij
Ngombe (1974 and 1981). From 1946 until 1952 he published a series of picturesque sketches taken
from the life of the Ngombe. Together with his fellow Mill Hill Missionaries, N. Rood and B.
Heijboer, and the Protestant missionaries Davidson and Ruskin, he is an indispensable source for the
knowledge of the Ngombe people of the equator area in Zaire.
Bio-bibliography: Rood N., 1968, Mill Hill's contribution to language and anthropology in the
Congo, Millhilliana 20, 2: 55-57.
Honoré Vinck, 1993, Père Harry van Thiel, Annales Aequatoria, 14(1993)559-564.
Notice bibliographique
Harry van Thiel est né le 8 novembre 1911 à Beuningen (Pays-Bas). Il est ordonné prêtre dans la Société Missionnaire de Saint Joseph (Mill Hill), le 11 juillet 1937. Il est arrivé au Congo-Belge en juillet (?) 1937. Il y séjourne uniquement dans la région ngombe du Vicariat de Basankoso, d'abord à Mampoko (sur la Lulonga), ensuite à Jombo (sur la Lopori). Départ définitif: mai (?) 1946 pour cause de maladie. Décédé à Nijmegen le 10 février 1989.
Bibliographie
Travail linguistique
C'est vers la fin de son séjour au Congo que le Père Van Thiel a commencé sa véritable production scientifique. En linguistique, il débute par:'Tonetiek van het lingombe", dans Aequatoria 10(1947)70-77 répondant à une demande du Père Hulstaert. Ils échangeaient alors d'idées sur l'orthographe à utiliser. Van Thiel voulait introduire l'alphabet africain de l'IAI dans les livrets scolaires ngombo, bien que, selon Hulstaert, les Pères de Scheut le considèrent comme "la peste pour l'Eglise" (GH à VTH.7-11-4-5). Dans cette étude, il ne traite pas du problème des tons sur les consonnes (m, n, r, l cfr GH à VTH, 5-2-46), mais il promet de continuer la recherche. Il écrit à ce propos: "Les tons des verbes composés, ceux des verbes avec racine monosyllabique et ceux qui terminent par une double voyelle, ainsi que des règles de l'orthographe du lingombe, seront traités dans un article suivant". Ce qui, à notre savoir, n'a jamais été fait. Mais dans la lettre-du 7 novembre 1945 à G. Hulstaert, il écrivait encore: "Les vieux prononcent souvent les deux voyelles consécutives, mais les jeunes n'en prononcent souvent qu'une seule. Quelle orthographe suivre?"A quoi Hulstaert répond: "Personnellement j'écris et je parle le lomongo ancien, donc sans les mots et les formes modernes, dans le but de pouvoir conserver le mot et de le réintroduire plus tard". En 1950, il publie "Kongolese woordkunst. Lingombe vertelsel. Mbali na Swa", texte lingombe-néerlandais,- dans Kongo Overzee 16(1950)276-280. L'année suivante et dans la même revue (vol. 17, p.157-161) il signe un texte bilingue (lingombe-néerlandais) "L'amitié de la tortue et de, l'épervier".
Production littéraire
Le plus grand mérite du Père Van Thiel se situe tant au niveau de son effort pour la conservation de la littérature orale traditionnelle qu'au niveau de sa propre création en lingombe et en néerlandais.
1. Publications en lingombe
A part les livrets scolaires, le Père Van Thiel n'a rien publié en lingombe avant 1946, année à partir de laquelle il publie une longue série d'articles dans le périodique Le Coq Chante de la Mission catholique de Coquilhatville. Il y essaye plusieurs genres littéraires que nous présenterons ici.
(1) Livres scolaires
En 1945, Van Thiel écrit à Hulstaert qu'il a préparé toute une série de livrets scolaires en
lingombe (20-10-194). Dans les Annalen der Missionarissen van Mill Hill (Roosendaal) 56(1949-50)214,
nous lisons qu'il s'agit de 20 entités (en .50 exemplaires ronéotypés). Le livret scolaire le plus
important, de valeur littéraire est certainement Mbitagwambibuki, imprimé à 1000 exemplaire (éédité
en 1990). Il écrit à ce propos à Hulstaert qu'il y a travaillé pendant 8 ans (VTH à GH 7-11-1945).
Mbitagwambibuki signifie:"Moi, je ne mourai pas seul". C'est l'histoire d'un chien qui "apprend à
découvrir son univers auprès de sa mère jusqu'au jour où il sera vendu à un autre propriétaire près
de la mission. Une bonne partie du récit est constituée de contes que lui récitait sa mère. Le
lingombe utilisé est celui de Jombo dans la région de Bongandanga.
(2) Textes religieux/Poèmes/Moralités
Dans Le Coq Chante paraîtront entre 1946 et 1948 un grand nombre de poèmes, de moralités, de fables, d'instructions catéchétiques, de traductions de texte de l'évangile, ainsi que des nouvelles locales. Les premiers textes sont anonymes, mais bientôt ils sont datés et signés, et même localisés: "Jombo, fafa Ali". Comme ces textes signés sont presque tous la suite des précédents, nous pouvons conclure que tous sont de sa main.
Textes religieux dans Le Coq Chante
1946, 4, 22; 5,28; 6,34; 7,40 (passion de Jésus); 15,28 + 1948, passim (traduction évangiles); 8,46
(Exode de l'Egypte); 10, 57 (litanie); 23/24,130 (catéchèses)
1947: Mbi nasa o mbi moto. Lisapo likwele fafa Henri o Djombo (Instructions catéchétiques
rassemblées dans un livret polycopié de 24 pages): 1,7-8; 2,19-20; 3,32; 4,41-44; 5, 55-56; 8,91;
9,103-l04; 12,132-133.
(3) Fables et moralités
1946
Lingbengbo (chauve-souris) 12, 69 (5 strophes);
T'obakee molema (ne mettez pas le coeur), en 12 strophes de 8 à 9 vers chacune: 15, 88. Meko mi
bengeo (les choses des enfants), en 20 strophes d'au moins 8 vers chacune: 21/22, 124.
1947
Likundu li nganga ngombi (le ventre du joueur de xylophone): 14/15, 149-150
Ibulu na Gbengu (la pintade et l'oiseau Himantornis haematopus) 16, 162
Lingbengbo (la chauve-souris: 19, 187 (cf. Kongo-Overzee 17 (1951)358-359, strophes,2, 4 et 5)
Masapo (légendes): 19, 209
Molumba (l'orgueil) 19, 210
2. Publications en néerlandais
En 1951, lorsque ses contributions à la revue missionnaire de Mill-Hill s'interrompent, soudainement, une oeuvre majeure sort de la presse: Het Offer van Itota. Het leven van de Ngombe in Kongo. (Le sacrifice d'Itota. La vie de Ngombe au Congo), d'abord publié dans Kongo-Overzee 17(1951)60-67, 165-185, 258-281, 394-434, puis chez De Sikkel, Antwerpen, 1952, 132 p. Burssens écrit dans l'Introduction: "Il a récolté des contes et des chants et possède des notices ethnographiques suffisantes pour un travail scientifique (…) Le livre est écrit du point de vue de l'indigène (... ). Personne n'a pu faire cela avant lui sauf le Père Alfons Walschap. Des extraits ont été publiés dans Annalen van Mill Hill 62(1955-56)58.87-89. E. Boelaert en a fait une recension dans Aequatoria (1952)157
Après 20 ans de silences il nous surprend en 1974 avec un roman: Wij Ngombe (Nous Ngombe), Mill Hill College, Goirle, réédité en 1981 chez Bijéén, n. 21, 139 p.
Historiettes parus dans Annalen van Mill Hill
1946 : Het offer van Ekulu (le sacrifice d'Ekulu): 157-158
1947: Kerstmis in Congo (Noël au Congo), 176-178 (Sans titre): 199
Een neger sterft (un nègre meurt): 14-15
Op de Lopori (sur la Lopori), 58-59
De boze geest van Ekonga (le mauvais esprit d'Ekonga: 124-126
1948: De kok en zijn maats (le cuisinier et ses amis): 171-172
Basabasa: 29-31
Men moet de negers niet verwennen (il ne faut pas gâter les nègres): 68-69
Op de Congostroom (sur le fleuve Congo): 84-86
1949: De boy van Fafa (le boy du Père.): 142
Opstel van een Congelees (Rédaction d'un Congolais): 144
De fiets (le vélo): 156-157
Oog om oog (oeil pour oeil): 194-19.5
De apen kiezen een opperhoofd (les singes se choisissent un chef): 214
Kerkenbouw in de Congo (Construction d'églises au Congo): 50-51
Zwarte Eva en de Mode (Eve noire et la mode): 130-131
1950: Appel, 1950: 150-151
Sterk verhaal uit Kongo (Un récit émouvant du Congo): 137-138
1951: Kerstnacht in de Congo (Nuit de Noël au Congo) 173-174
Ikinga: 278-279
De Schildpad en de Sperwer (la tortue et l'épervier): 300-301 (cfr Kongo Overzee, 17(1951) 157-161)
1952: De hemelse belevenissen van Father Zwarthout, (Les aventures célestes du Père Zwarthout): 69-70